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Sujet Lexique Date 20-02-2004
Titre Lexique de la Typographie Section Infologisme
Article

Paramètres et éléments de mise en page
Unités de mesure et standards
Attributs de caractères Page
Anatomie des caractères Page

Terminologie anglophone [ ]


Paramètres et éléments de mise en page

Alignement
[alignment] Mise en forme verticale des lignes d‘un texte par rapport à sa justification. Comme exemple, l‘alignement peut être en drapeau à gauche, en drapeau à gauche en alinéa, en drapeau à droite, justifié, centré, etc.

Alinéa
[Indent] Retrait d‘une ligne annonçant un nouveau paragraphe dans un texte, passage entre deux retraits.

Boulet
[bullet] Petites figures géométriques (généralement un cercle ou un carré) marquant le début de chaque élément d‘une liste.

Césure
[hyphenation] Coupure entre syllabes d‘un mot, parfois nécessaire en fin de ligne vu le manque d‘espace pour le mot entier. Le report du mot à la ligne suivante provoquerait un espace blanc plutôt indésirable.

Couleur (texte)
Ce terme est appliqué à des pages monochromes pour qualifier la densité de la composition du texte imprimé, nommé aussi le gris de la page. De nombreux paramètres influencent ainsi la couleur d‘un texte dont le choix du caractère, sa graisse, son interlignage et son interlettrage.

Crénage
[kerning] Modification spécifique de l‘espace entre certains caractères afin d‘obtenir une régularité optique entre les lettres, nommé aussi approche. L‘espace entre le A et le V est un cas intéressant ou le crénage est souvent nécessaire.

Espacement
Espace vertical supplémentaire au retour de chariot normal séparant les paragraphes entre
[gutter] Espace vertical séparant deux colonnes.

Interlettrage
[letter spacing] Espace moyen entre les différents caractères d‘un texte. En opposition, le crénage s‘attardera à l‘interlettrage spécifique entre certains caractères. L‘espace entre le A et le V est un cas critique typique.

Interlignage
[line spacing] L‘interligne est la distance verticale entre les lignes de pied. Elle est exprimée en points et en fraction de points si nécessaire comme dans le cas du corps du texte. Quand l‘interligne est le même que le corps, on dit que la composition est solide. L‘interligne est souvent exprimée par rapport au corps du texte sous la forme corps/interligne (ex. 10/12 pt; ce qui signifie un corps de caractère de 10 points avec un interlignage de 12). Il peut aussi être exprimé comme l‘espace ajouté au corps (extra 2 points).

Indice
[subscript] Un ou quelques caractères parangonnés, i.e. corps plus petits et placés légèrement sous la ligne de pied de la composition courante. Très utilisé dans les formules chimiques.

Justification
[line lenght] Ce mot exprime principalement la largeur d‘une colonne de texte, largeur donnée en picas et en points ou en millimètres. Un ensemble de lignes dites justifiées, signifie aussi que ses lignes sont alignées et pleines la largeur de la justification.

Marge
[margin] Espaces entre les bords de la page et l‘alignement du texte.

Orphelin
[orphan] Un orphelin est un mot entier court ou coupé qui se retrouve seul sur une ligne au bas d‘une colonne ou d‘une page. Une veuve [widow] est un mot entier ou coupé qui se trouve seul sur une ligne au sommet d‘une colonne ou d‘une page. Ces deux situations sont à éviter à tout prix.

Parangonnage
Assemblage de caractères de corps différents dans une même ligne de composition. Cet usage qui n‘a rien à voir avec les petites capitales, se voit dans les exposants et les indices ou, en plus d‘un changement de corps, il y a un décalage par rapport à la ligne de pied.

Renfoncement
[block quote] Un renfoncement, retrait ou saillie est un espace blanc à gauche, à droite ou des deux cotés pour faire ressortir un ou quelques paragraphes par rapport au reste du texte et à sa justification.

Rivière
Strie blanche imaginaire mais bien visible dans le tissus d‘un texte provoquée par l‘alignement vertical des espaces entre les mots. Souvent remédiable avec une bonne césure ou un crénage adéquat.

Trait-d‘union
[hyphen] Petit trait horizontal marquant notamment la césure d‘un mot.

Tiret
[en dash] Trait horizontal de la longueur du demi-cadratin, sert notamment comme symbole de la soustraction, le trait d‘union étant définitivement trop court pour cette fonction.

Tiret long
[em dash] Trait horizontal de la longueur d‘un cadratin, i.e.: la longueur du corps du caractère. S‘utilise pour identifier le changement de personnes dans le texte d‘une conversation.

Unités de mesure et standards

Cadratin
[Em] Espace ou carré blanc de la dimension du corps de caractère. Ainsi le cadratin d‘une composition en 18 points sera un carré blanc de 18 points de côté. Anciennement le cadratin était divisé en fraction tel le demi-cadratin, le quart... Avec les logiciels actuels, on se sert du pourcentage ou du centième de cadratin. Il sert d‘unité d‘espace entre les mots mais aussi d‘unité de crénage entre les caractères.

Cicéro
Unité de mesure typographique européen (4,51 mm) correspondant approximativement au pica nord-américain et contenant 12 points Didot. Le millimètre et le centimètre ont commencé à remplacer cette unité.

Demi-cadratin
[En] Espace ou carré blanc ayant la moitié de la largeur du corps.

ISO Latin
Norme de l‘Organisation Internationale des Standards (ISO) établissant un ensemble de caractères par rapport au clavier d‘ordinateur. Cette norme englobe les caractères accentués ce que ne fait pas la norme ASCII américaine qui se limite à 128 caractères de base.

Pica
[pica] Unité de mesure typographique surtout utilisée dans l‘expression des largeurs de mise en page (largeur de ligne, mesure de marge). Il y a 12points dans un pica (4,21 mm) comme dans le cicéro européen (4,51 mm).

Point
[Point] Unité de mesure de corps de caractères et d‘espace (abréviation pt invariable). Malgré qu‘il est utilisé des deux cotés de l‘Atlantique, sa mesure n‘est pas identiques. Le point nord-américain, quelques fois nommé point pica, mesure 0,35 mm et le point Didot européen mesure 0,376 mm. L‘unité de mesure typographique du système international est le millimètre mais il est malheureusement loin d‘être adopté !

Attributs de caractères

Anti-crénelage
[anti-aliasing] Mécanisme de simulation jouant sur les demi-tons afin de réduire l‘effet dentelé et désagréable des diagonales à l‘écran, en quelques sortes un mécanisme de lissage.

Bas de casse
[lower case] Nom donné aux caractères minuscules, par opposition aux capitales. Le mot tire son origine du temps de la composition manuelle où ces caractères se trouvaient dans la casse du bas.

Chasse
[Width] La chasse est la largeur caractéristique d‘une face. Elle peut-être condensée ou élargie par déformation horizontal de la face normale.

Contour
[Outline] Erreur de la nature apporté par les possibilités de l‘ordinateur ! Quelque fois appelé <éclairé>, cet attribut doit être utilisé avec beaucoup de précautions.

Corps
[size] Le corps ou taille d‘un caractère est la mesure verticale entre le sommet des capitales ou des ascendants et le bas des descendants plus un léger espace nommé talus qui empêchera les lettres de lignes superposées de se toucher. Cette dimension représentait anciennement la hauteur du bloc de plomb qui recevait le caractère. Malgré quelques essais en millimètres, le corps est exprimé en points.

Famille
[family] Ensemble des variantes d‘un dessin de base regroupant entre autres la face romaine, italique, grasse, maigre, condensée, large et étroitisée.

Face
[face] Dessin particulier d‘une famille de caractère, ex. une face italique.

Fonte
[font] Ensemble des caractères, lettres et signes, d‘un même corps, de même graisse et de même style (tire son origine de la fonte des caractères en plomb). Sensiblement la même signification que police.

Graisse
[weight] Attribut d‘une face de caractère représentant l‘épaisseur moyenne des traits. Elle peut être plus ou moins maigre, normale ou plus ou moins grasse.

Italique
[Italic] Dessin distinct d‘une famille caractérisé par l‘inclinaison de son axe vers la droite. Son style se rapproche quelque peu de la calligraphie. L‘italique est une face distincte tandis que l‘oblique est simplement la face romaine déformée (penchée). L‘oblique a surtout été rendu possible grâce aux ordinateurs (ou à cause...!). L‘oblique est souvent confondu à tort avec l‘italique et est souvent considéré par les puristes comme sa dénaturation. Par contre, l‘oblique et l‘italique de certains caractères bâtons (sans sérif) sont quasi identiques, ce qui est loin d‘être le cas pour les caractères à sérifs.

Lettrine
[swash] Lettre de très grande taille placée en début de paragraphe ou de texte. Cette lettre s‘étend sur plusieurs lignes du paragraphe et est souvent rentrée en saillie. Son alignement peut-être délicat et demandera beaucoup de savoir-faire. Anciennement, elles étaient très décorées.

Oblique
[oblique, slant] Déformation (penché à droite) d‘une romaine pour simuler une italique, cette dernière ayant un dessin distinct de sa romaine.

Petites capitales
[small caps] Lettre capitale ayant la hauteur de l‘œil du caractère. Cette lettre n‘est pas une capitale de corps plus petit mais bien un dessin distinct s‘harmonisant aux autres caractères du même corps. Les petites capitales ne sont pas disponibles dans toutes les familles de caractères. Il existe aussi dans certaines familles de polices, comme dans le Garamond, des chiffres minuscules ayant un dessin spécifique qui s‘intègre très bien dans une composition en bas de casse.

Police
[typeface] Assortiment complet de caractères de même type. Depuis la "démocratisation" de la
typographie enclenchée par l‘ordinateur les mots police et fonte sont souvent confondus.

Romain
[roman] Une police romaine est caractérisée par un axe droit et par une graisse normale. Le dessin de la police romaine sert généralement de base à tous les autres styles d‘une famille, comme l‘italique, le gras, l‘étendu, etc.

Style
[face ou style] Attribut général d‘un caractère, aussi appelé face, probablement à cause du terme anglais. Il peut dénoter sa graisse, sa couleur, son déplacement vertical (indice et exposant) ainsi que son inclinaison. Il peut être romain, italique, oblique, ombragé, etc.

Soulignement
[underline] Le soulignement est très rarement utilisé en typographie. Il s‘utilisait au temps de la dactylographie ou les moyens d‘emphase étaient très limités. Le soulignement est notamment utilisé en correction d‘épreuve pour signifier une composition en italique. Avec nos attributs d‘emphase actuels comme l‘italique, le gras, le changement de corps, le changement de famille de caractère, le soulignement est maintenant à éviter !

Système Vox (classification)
Maximilien Vox fut un typographe et professeur français renommé. En 1954, il proposa une méthode qui porte son nom et qui s‘imposa rapidement auprès des imprimeurs européens. Plusieurs classifications ont été proposées comme celle du British Standard System ou du DIN System (allemand) mais la classification Vox fut adoptée presque intégralement par l‘AtypI (Association Typographique Internationale) en 1961. Le système Vox est divisé en neuf catégories (celui retenu par l‘AtypI en comporte dix) :
Humanes
Types romains issus des manuscrits du XVème siècle et copiés largement par les imprimeurs italiens d‘avant 1500.

Garaldes
Styles français développés au XVIème siècle. Ils se démarquent par rapport aux caractères italiens précédents. Le Garamond est un très bon exemple.

Réales
Familles du XVIIIème siècle ou le Baskerville en est un bon représentant.

Didones
Dessins de la fin du XVIIIème bien représentés par le Didot et le Bodoni. Son style général se démarque énormément des caractères issus jusque-là, notamment par leurs contrastes et par leurs sérifs rectilignes.

Incises
Styles s‘inspirant de la Rome antique (I et IIème siècle) ou le dessin s‘apparente plus à la gravure qu‘à la calligraphie.

Linéales
Essentiellement les familles sans sérifs.

Mécanes
Dessins ayant des sérifs proéminents et carrés, appelées aussi égyptiennes.

Scriptes
Styles s‘inspirant de l‘écriture manuscrite.

Manuaires
Familles contemporaines se démarquant plus ou moins des styles historiques.

Anatomie des caractères

Axe
[axis] Inclinaison suggérée par la relation entre les pleins et les déliés. L‘axe d‘une police peut être vertical ou oblique et s‘inscrit dans son essence même. L‘axe est plus facile à distinguer dans la lettre o.

Contre-poinçon
[bowl] Espace blanc à l‘intérieur de la panse d‘un caractère.

Délié
[hairline] Partie fine d‘un caractère, en opposition à un plein.

Diphtongue
[diphtong] Fusion par ligature de deux voyelles qui se suivent et forment un seul élément vocalique. Des diphtongaisons bien connues s‘opèrent entre le o et le e (o) ainsi qu‘entre le a et la e (a).

Empattement
[bracket] Trait perpendiculaire aux jambages des lettres qui améliore leur lisibilité et leur stabilité.

Fut
[stem]Trait principal d‘un caractère.

Jambage
[descender] Partie inférieure d‘un caractère bas de casse descendant sous la ligne de pied. Appelée aussi jambage inférieur ou descendant.

Hampe
[ascender] Partie supérieure d‘un caractère bas de casse qui s‘élève au-dessus de l‘œil. Se dit aussi jambage supérieur ou ascendant.

Ligature
[ligature] Liaison souvent très harmonieuse entre deux lettres pour des raisons optiques, comme dans ff, ffl ou fi. Ainsi dans cette dernière liaison, les deux lettres sont rapprochées, le point sur le i est éliminer pour laisser place à la boucle supérieur du f qui pour ainsi dire, le remplacera optiquement.

Ligne de pied
[baseline] Ligne imaginaire sur laquelle s‘alignent les caractères. Les jambages inférieurs descendent sous cette ligne.

Œil
[x-height] Hauteur du caractère bas de casse, à l‘exclusion de ses jambages inférieurs et supérieurs. Ce dit aussi hauteur d‘x car cette lettre donne exactement cette hauteur. L‘œil varie beaucoup d‘une famille à l‘autre ce qui fait que pour un corps donné une fonte semblera plus grande qu‘une autre.

Plein
[stem] Partie principale et plus large d‘un caractère (le fut).

Panse
[counter] Trait ovale qui renferme le contre-poinçon, comme dans le b, le p ou le O.

Queue
[tail] Trait court qui descend plus bas que la ligne de pied comme dans le cas du Q.

Sérif
[serif] Empattements caractéristiques de certaines familles de fontes. Le mot est d‘origine hollandaise : « shreef », ce qui signifie ligne fine de l‘écriture. Il existe de nombreuses sortes de sérifs, cela va de la simple barre rectiligne du Bodoni à l‘empattement très façonné du Century.

Auteur
Stéphane Rampon
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